Objet et objectifs

 

Les entreprises implantées au Maroc destinent leur production soit au marché intérieur, soit à l’exportation, soit aux deux à la fois. Cela vaut tout autant pour les services que pour les biens agricoles et industriels, étant entendu que, dans le présent programme de recherche, les diverses prestations de services (hôtellerie, café-restaurant, location de véhicules, etc.) vendues au Maroc à des touristes étrangers doivent être traitées comme des produits destinés à l’exportation.

Le développement de la production made in Morocco dépend ainsi à la fois du marché intérieur et de l’exportation. Et chacun sait que ce développement de la production est une condition nécessaire du développement humain du pays, même si elle n’est pas suffisante.

La définition d'orientations pour ce développement dans le contexte actuel de la mondialisation, orientations dont découlent, notamment, des perspectives en matière de politique industrielle, repose nécessairement sur une analyse des forces et faiblesses de la production made in Morocco.


Le présent programme de recherche a pour objectif de contribuer à la réalisation d'une telle analyse en adoptant une problématique originale qui tienne compte de la réalité de l'économie marocaine et qui se distingue de la problématique adoptée dans les travaux menés sous l'item made in… dans les pays développés, problématique classique qui a été très largement reprise dans les analyses réalisées sur le Maroc ces dernières années. Pour comprendre pourquoi cette problématique classique est tout à fait insuffisante, il faut remonter aux hypothèses qui la justifient et faire voir que ces hypothèses ne sont pas acceptables pour le Maroc (et plus généralement pour beaucoup de pays du Sud).


Celle que nous retenons met au centre de l'analyse la prise en compte à la fois de la diversité intra-sectorielle des entreprises – diversité qui se traduit par une grande dispersion des principaux indicateurs de structure productive et de performance des entreprises d'un même secteur, à commencer par le degré d'ouverture à l'exportation – et de la qualité des produits réalisés.